Les nanoparticules contre le cancer

De nombreuses avancées dans le monde médical voient le jour et les nanoparticules n’y sont pas pour rien !

En effet, certains traitements utilisant les nanoparticules pourraient améliorer voire empêcher l’utilisation de traitements « classiques » comme la chimiothérapie ou la radiothérapie qui présentent des effets secondaires parfois très handicapants.


L’hyperthermie magnétique 

Cette technique est étudiée dans de nombreux pays car elle offrirait des résultats sur les zones tumorales très prometteurs.

L’hyperthermie utilise la capacité qu’ont certains matériaux, sous l’effet d’un champs magnétique alternatif, de voir leur spin s’aligner dans la direction du champ. Ce sont les matériaux paramagnétiques. Cette propriété va engendrer un dégagement de chaleur du matériau plus ou moins important lors de la relaxation. Deux relaxations sont à prendre en compte : relaxation de Néel (les spins retournent à leur état normal) et la relaxation de Brown (le matériau subit une rotation).

Sachant que des cellules tumorales résistent moins à la chaleur que les cellules saines, des chercheurs ont pensé qu’il serait intéressant d’utiliser les propriétés de ces matériaux pour le traitement des cancers.

Et là est née la nanoparticule d’oxyde de fer !

Lorsque ces nanoparticules atteignent la taille de 20 nm, elles possèdent les propriétés exploitables pour l’hyperthermie magnétique. Les chercheurs jouent sur la forme des nanoparticules pour améliorer les puissances d’échauffement. On retrouve des formes sphériques, cubiques en étoile… et la grande gagnante est la nanoparticule d’oxyde de fer cubique qui présente des puissances d’échauffement inégalées.

 L’expérience est simple, on injecte une solution de nanoparticule de fer dans la zone tumorale et on les soumet à un champ. Des chercheurs ont testé cette méthode sur des souris et les résultats étaient excellents.

On peut donc détruire les cellules cancéreuses ou alors fortement les affaiblir et les rendre plus sensibles à la chimiothérapie ou la radiothérapie. Ce qui pourrait réduire le nombre de séances.

Si ça fonctionne si bien, pourquoi cette technique n’est pas exploitée sur l’humain ?

Bonne question !  Le problème est que pour certains cancers, on ne peut pas injecter directement la solution dans la zone. Il faut donc que les nanoparticules puissent cibler la zone tumorale. Les chercheurs travaillent donc sur la fonctionnalisation des nanoparticules pour qu’elles ciblent les zones souhaitées.

Deuxièmement, les propriétés « in vivo » ne sont pas les mêmes qu’en dehors d’un organisme. En effet, la viscosité peut empêcher une relaxation de Brown efficace et certaines protéines du corps peuvent venir « attaquer » les nanoparticules. Une fois de plus il faut trouver la bonne fonctionnalisation de ces nanoparticules.

En vue des nombreux centres de recherches travaillant sur cette technique de traitement, on espère la retrouver très bientôt pour faire avancer les traitements.

 

Par Carolann Roux

 

 

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